La découverte - plus que fortuite - d’un Poste de Secours souterrain Français…
- Staff ASAPE

- il y a 24 heures
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En pleine saison 2026, l’ASAPE prend ses quartiers sur un site partenaire de plusieurs hectares afin de poursuivre l’étude de la guerre de mines de l’Oise. A cette occasion, une trentaine de membres de l’Association se relaient sur une dizaine de jours.
Les deux objectifs principaux de ce chantier vont être rapidement atteints, libérant ainsi du temps dans notre plan de travail afin d’étudier les environs du secteur de recherches.
C’est à cette occasion que les membres de l’ASAPE 14-18 découvrent et désobstruent l’accès à un abri français situé à plus de 6m de profondeur. Une géolocalisation sur notre modèle numérique de terrain issue du LIDAR comparée aux cartes d’état-major françaises des années 1914,1915 et 1916, place l’abri entre la « première ligne de soutien » et sa « doublure » qui se situe à une dizaine de mètres en arrière.

Des recherches complémentaires ainsi que la découverte d’une unique trace rupestre d’un brancardier, permettront d’identifier son auteur ainsi que la finalité de cet ouvrage militaire.
La majorité de nos découvertes restent « fortuites »… Il peut s’agir d’agriculteurs qui constatent dans leurs cultures un affaissement ou un effondrement de surface... De forestiers qui, avec leurs engins de débardage, fragilisent les entrées d’abris ou bien encore les conditions climatiques, qui accélèrent l’apparition de vestiges souterrains de la Grande Guerre.

En ce qui concerne la découverte de ce Poste de Secours souterrain Français, elle se révèle être de nouveau : fortuite et… plutôt presque improbable…. Nous garderons d’ailleurs cette découverte comme une belle anecdote à relater lors de nos prochaines conférences…
Un de nos membres ayant une… « envie matinale pressente » s’éloigne discrètement du camp de base afin d’assouvir ses besoins… Quelques coups de pelles lui sont nécessaires pour faire un trou et c’est à ce moment que cette dernière disparait sous la surface. La journée commence bien pour ce nouveau membre qui effectue sa première saison à nos côtés…
Entre rires et curiosité, les derniers membres encore sous les tentes se réveillent et se dirigent vers le site ou une partie du STAFF s’active déjà afin de comprendre ou pourrait bien être partie la pelle…
La caisse contenant l’éclairage arrive rapidement… La lumière permet de constater qu’au-delà du trou de 30cms de diamètre, une descenderie intacte se prolonge dans la strate calcaire typique de l’Oise.

Une grosse tôle blindée est visible sur le côté gauche, c’est d’ailleurs elle qui bouche l’entrée. C’est la méthode « classique » afin de fermer les entrées de galeries ou de cagnas de la Grande Guerre lors des années 1919/1920… notons que ces tôles blindées sont encore bien solides, 110 ans plus tard. Ainsi, les abris et galeries, fermés de cette manière et avec ce type de tôles ne sont pas près de céder, même avec le poids croissant des machines agricoles ou forestières. Dans le cas présent ce sont d’ailleurs les abords rocheux de cette tôle qui ont cédé et non pas la tôle elle-même.
Pour ce qui est de la pelle… elle est rapidement localisée : elle a bien glissé dans une descenderie et cela sur quelques mètres. En ce qui concerne le point de départ de cette découverte, notre ami ira se soulager, à une dizaine de mètre plus loin, son endroit initial est désormais occupé par la logistique ASAPE 😛

Bien que nous disposions d’un groupe électrogène et d’une disqueuse dans la logistique, nos expériences passées démontrent que la découpe de tôles blindées est fastidieux et qu’un grand nombre de disques de rechange sont nécessaires. C’est sans compter qu’après la découpe, des bords tranchants apparaissent et présentent un danger pour les membres de l’équipe…
Extraire totalement cette tôle prendrait, au bas mot, demi-journée. Il existe plusieurs modèles pour ce genre de tôles blindées, le plus grand modèle étant celle de 2m80 de longueur. Dans le cas présent nous suspectons être face à un grand modèle.
Le choix est donc fait de désobstruer le côté droit tout en s’assurant régulièrement de la stabilité de la roche environnante. L’objectif est d’ouvrir un accès en se glissant derrière la tôle afin de déboucher directement dans la descenderie qui semble en parfait état.

Une petite heure est tout de même nécessaire avant de se frayer un chemin en toute sécurité via le côté droit de la tôle. La descenderie présente une pente de 43% et les mesures prises au télémètre indiquent une première section d’au moins 5m de cheminement avant un virage sur la gauche. Les dimensions de cette descenderie sont de 0,80m de large sur un peu plus d’1m de hauteur. Le plafond reste mal taillé sur le départ de la galerie.
Sur cette dernière mesure, beaucoup de terre ayant glissé dans le cheminement, il est difficile d’établir la hauteur véritable d’époque. Nous supposons que des marches étaient taillées dans la masse durant la Grande Guerre.

Avant la première exploration toutes les hypothèses sont possibles sur la nature de cette descenderie… Sa direction ses dimensions et sa forte inclinaison pourraient correspondre à un départ de galerie de mines. Citons comme exemple, l’entrée de la galerie de mines française « Va » taillée exactement à l’identique.
Une rapide analyse de la situation géographique et stratégique fait apparaitre que la menace souterraine allemande la plus proche proviendrait de la galerie de mines « ALTONA Stollen ». Elle se trouve toutefois à 104m devant et à plus de 20m de profondeur…
Qui plus est, un puits de mines français, le « PUITS Vter » fait obstacle à 77m devant cette descenderie découverte et la galerie allemande « ALTONA Stollen ».
Stratégiquement, il n’y a aucun intérêt à établir ici un départ de galerie de mines pour les Sapeurs/Mineurs français. De plus l’orientation prise par cette galerie offrirait aux Pionniers allemands, la possibilité de l’attaquer par le flanc gauche.
Avant d’effectuer la première descente, nous sommes donc certains de nous trouver devant une descenderie menant à un abri… Seule sa nature reste inconnue.
Le premier binôme d’exploration se glisse délicatement derrière la tôle et se retrouve dans la descenderie principale. Cette dernière s’étend sur 5m70 et plonge rapidement à 6m33 de profondeur avec une pente raide à 43%. Après un retour d’équerre sur la gauche mesurant 1m nous débouchons dans un abri profond. Le retour d’équerre permettait de « casser » les ondes de propagation du blast des explosions et ainsi préserver l’intégrité physique des soldats. Un « abri profond » signifie qu’il est résistant aux tirs directs d’artillerie et que les soldats peuvent s’y réfugier en cas de bombardements ennemis.

L’accès emprunté débouche en plein milieu de l’abri qui mesure 4m de longueur sur 2m de largeur. La hauteur en 2026 est d’1m60/1m80. Cependant il est possible qu’il atteignait 2m/2m20 il y a 110 ans. Ces dimensions restent relativement modestes pour un abri, mais offrent tout de même, 6m2 de zone de vie en total sécurité à quelques mètres de la tranchée de première ligne. 4 à 6 hommes peuvent loger dans cet abri, selon nous.
Bien que l’abri soit établi dans une strate calcaire dite « porteuse », notons l’emplacement pour quatre gros madriers, répartis à chaque angle de la pièce. Trois traces de noir de fumée situées dans la partie basse des parois sont toujours bien distinctes. Elles laissent sous-entendre un éclairage à la bougie dans cet espace.

Sur la partie droite de l’abri, un second accès que nous nommerons « ACCES A » est plus large que celui emprunté précédemment. Il est malheureusement bouché par du fil de fer et des piquets du champ de bataille. Toutefois il présente une pente plus douce et plus large que l’ « ACCES B ».
En modélisant cet ouvrage avec la technologie LIDAR, nous pouvons conclure que l’ACCES A débouchait directement dans la ligne de soutien française. Ainsi, cet ouvrage souterrain fait la liaison souterraine entre cette ligne et sa doublure sur une distance de 16m.
Entre octobre 1914 et Février 1915, l’abri se trouvait alors bien en retrait (à 58m) de la première ligne française. Néanmoins il faut tenir compte qu’une guerre de mines active se déroule sur ce secteur précis entre octobre 14 et mars 1916, obligeant les forces françaises à un recul stratégique.

Ce recul consistera à transformer la première ligne en poste avancé, occupé uniquement par quelques sentinelles, tout en réalisant en arrière, une « ligne de soutien» qui est en réalité, une doublure de la première ligne.
Avec ce recul, notre abri se trouve désormais entre Février 1915 et Mars 1917 à seulement 16m en arrière de cette « première ligne de soutien» appeler aussi « doublure de la première positon ».
Ce recul, a surement pour conséquence un changement de fonction de notre abri… Comme le suggère certaines cartes en notre possession, nous émettons l’hypothèse qu’en février 1915, il passe d’un poste de commandement de compagnie vers un poste de secours et cela durant le reste de la guerre de positions jusqu’en mars 1917.
La situation de cet abri, implanté à moins de 20 mètres de ce qui est désormais la première ligne, correspond tout à fait aux normes requises pour un poste de secours. Sans compter qu’il est situé à une profondeur lui permettant d’être résistant à l’artillerie ennemie. Afin d’augmenter cette résistance, la terre issue de la construction est également entreposée directement en surface, à l’aplomb de l’ouvrage souterrain. C’est un total de 1m30 qui est rajouté, portant l’ouvrage souterrain à plus de 7m sous la surface.
Une trace rupestre laissée au fusain, découverte dans cet abri étaye l’hypothèse de la réutilisation de celui-ci comme « poste de secours ». Elle se trouve à proximité immédiate de l’accès emprunté par l’ASAPE afin de pénétrer dans l’ouvrage. Nous la nommerons sur notre topographie (disponible dans la galerie photos) : « ACCES B », car elle débouche en arrière ligne.

Ornée de lauriers, formant ce qui pourrait être un cœur, les inscriptions présentent sur cette unique trace rupestre de l’abri sont les suivantes :
- Première ligne : (Indéchiffrable - Peut être le numéro de régiment ou le matricule ?)
- Seconde ligne : « VIVE LA FRANCE »
- Troisième ligne : « 18 AOUT 1916 »
- Quatrième ligne : « SAVINA Classe 1895 »
- Cinquième ligne : « BRANCARDIER »
- Sixième ligne : « PARIS »
Cette trace rupestre apporte l’information suivante : cet abri est toujours opérationnel en aout 1916 et des brancardiers y séjournent, notamment le soldat « SAVINA, de la classe 1895.Malgré les données cartographiques lacunaires de ce secteur, nous retrouvons dans nos archives associatives, une carte précise, mentionnant les positions des différents régiments en ligne, durant l’été 1916.
L’abri se trouve être en plein centre des positions tenues par le régiment N°86. Il s’agit d’un régiment de Bretons qui ne vont pas être dépaysés ici dans l’Oise, par les noms des tranchées de leur nouveau secteur. En effet, en début de guerre, ce secteur fut également tenu par des Bretons et la grande majorité des tranchées font encore référence à cette région Française. Ainsi nous retrouvons à proximité : les boyaux de Quimper, du Finistère, de Vannes, de Douarnenez, entre autres…

Le régiment est épaulé sur ses ailes droite et gauche par des territoriaux, ceux du 100RIT. En réserve se trouve également quelques compagnies du 102RIT.
Ce régiment arrive sur le secteur de l’abri dans la nuit du 01 au 02 juillet 1916 afin de relever le 121RIT. Durant 1 mois et demi, ils vont faire face à l’artillerie de tranchée allemande qui pilonne quotidiennement leurs positions. Les français répliquent à ces attaques avec leurs crapouillots modèle T2 de 58mm ainsi qu’avec leurs artilleries de campagne. En ce qui concerne les crapouillots, nous ne pouvons que confirmer l’utilisation massive de ce lanceur sur ce secteur, au vu du nombre de munitions du même type toujours présentes.

Pour ce qui est de la guerre de mines qui jadis, occupa une grande partie des régiments du secteur, les Allemands n’ont pas déclenché d’explosions depuis plusieurs mois (D’après les archives en notre possession). La dernière explosion de mines est même d’origine française et se produit à 08h10 le 23 mars 1916 à 123m au Nord-Est de cette position. Elle cherchait à neutraliser l’installation d’un poste avancé allemand.
Ce régiment va occuper un secteur très bien organisé. Les abris y sont nombreux, les tranchées profondes et les accès vers l’arrière sont facilités par de nombreux boyaux présents. La plupart de ces voies de communication sont d’ailleurs préservées de nos jours, ce qui facilite nos recherches.
Afin d’aménager ce secteur et les nombreux abris déjà présents ou en cours d’élaboration, les forces françaises vont recevoir en dotation quelques mois auparavant :
- 20.000 rondins de 3m de longueur
- 1500 tôles ondulés de 2m80
- 20.000m de planches linéaires
- En plus de 400 tonnes de fils barbelés (3m/m), 150 tonnes de ciment, 15 tonnes de barre d’acier, 1000 rails de 3m de section, 500 pelles et 250 pioches…
Malgré l’intensité des tirs d’artillerie, ce régiment ne dénombre, d’après le JMO, que 11 morts jusqu’à son départ du secteur dans la nuit du 19 aout. Ceci sous-entend que les hommes d’infanterie ont bien à leur disposition, de nombreux abris souterrains résistants aux impacts.

Tout porte à croire que c’est le 3e bataillon de cette compagnie qui est en charge de défendre le secteur de l’abri, du moins jusqu’au 17 juillet 1916. Le 2nd bataillon viendra prendre sa relève et cela jusqu’au départ du régiment au complet, le 19 aout 1916.
Si l’on s’en réfère à la date indiquée par le soldat SAVINA sur sa trace rupestre (18 août 1916), il est plus que probable qu’il se trouve incorporé dans une des compagnies du second bataillon, en tant que brancardier.
Nous émettons l’hypothèse que Jules SAVINA laisse cette trace dans cet abri, qu’il a occupé en tant que brancardier, au moment même de sa relève vers l’arrière front. Il souhaitait très vraisemblablement laisser une trace de cette nouvelle étape dans sa campagne contre l’Allemagne qu’il réalise désormais depuis sa mobilisation.
Après leurs engagements sur ce secteur de l’Oise, les hommes de ce régiment ainsi que Jules SAVINA, vont être transférés sur le secteur de Vermandovillers dans le cadre de la Bataille de la Somme qui cristallise, en plus de la région de Verdun, une grande partie des forces allemandes en ce milieu d’année 1916.

Du côté de leurs adversaires, c’est le régiment d’infanterie N°48 (Infanterie-Regiment von Stülpnagel (5. Brandenburgisches) qui est en première ligne. Ce régiment est en sous-effectif depuis le 05 août 1916 : Leur premier bataillon est détaché vers la commune d’Assevillers, afin de mener à bien la contre-offensive de la Bataille de la Somme. Il ne reste donc que le Bataillon 2 & 3 pour occuper le secteur avec l’appui de quelques hommes de l’IR190 venus en renfort. Ce manque d’hommes explique possiblement l’intensité de l’artillerie de tranchée allemande qui cherche ainsi à dissuader les forces françaises de tenter une offensive locale. (Ce qui d’après nos archives d’état-major n’a jamais été à l’ordre du jour coté français…)
Concernant le soldat SAVINA ; qui est en réalité le « Caporal JULES SAVINA » ; Il est incorporé dans un régiment, qui a comme bureau de recrutement la ville de QUIMPER (29000) dans le Finistère.

SAVINA, n’est pourtant pas domicilié dans cette région : Il réside, d’après sa fiche matricule, à Paris, au 3 rue Quincampoix. Ceci explique donc la présence de « PARIS » sur sa trace rupestre laissée dans l’abri…
Il n’est pas rare début 1900 pour des Bretons de rejoindre la capitale, notamment pour y trouver du travail. A cette époque, ils sont pour la plupart embauchés comme ouvriers dans les usines.

Pour l’anecdote, c’est dans cette même rue Quincampoix, qu’explose au numéro 62, le 06 aout 1918 - 18h30 un des obus allemands de 210mm, tirés depuis « Le canon de Paris » (Pariser Kanonen / Parisgeschütze). A cette date, c’est la position de tir « Stellung XXV » dans le « Bois de Corbie » située sur la commune de Beaumont-en-Beine dans l’Aisne qui tire sur la capitale à 107 kilomètres de distance… L’impact rue Quincampoix fera 10 blessés.
Ayant fait ses classes dans la région du Finistère et malgré sa résidence sur Paris, il sera mobilisé dans la région Bretonne le 01 décembre 1914 suite au décret d’aout 14. La fiche matricule confirme également son appartenance à la « classe 1895 ». Nommé Caporal le 23 mars 1915, Il rejoint le régiment N°86 en date du 27 mai 1915 jusqu’à sa démobilisation en 1919.
Le soldat SAVINA, sera affectée en 1917 dans un peloton de Sapeurs/Pionniers toujours dans le même régiment. Il recevra une Croix de Guerre en avril de la même année alors qu’il se trouve en pleine bataille du Chemin des Dames, après avoir conduit des travaux difficiles sous le feu de l’ennemi.
Ainsi, dans son régiment, il serait passé d’homme d’infanterie à brancardier pour enfin finir son parcours militaire en tant que Sapeurs/Pionniers
JULES SAVINA, retourne sur ses terres natales du Finistère est plus précisément sur la commune de PLOZEVET, en pleine baie d’Audierne.

Il retourne à son métier d’agriculteur sur ses terres natales du Finistère et plus précisément sur la commune de PLOZEVET, en pleine baie d’Audierne.
C’est ce village qu’il l’a vu naitre le 20 Avril 1875 et dans lequel il s’éteindra, le 03 avril 1950 à l’âge de 75 ans. Il est surement inhumé dans cette commune, les recherches sont toujours en cours pour en avoir la confirmation.
Les différents sites de généalogie disponibles gratuitement sur internet ne laissent pas apparaitre d’enfants. Néanmoins, Jules SAVINA avait deux frères et deux sœurs, il est donc possible de retrouver des petits neveux et nièces. Quelques recherches sur les réseaux sociaux font d’ailleurs apparaitre une petite dizaine de « SAVINA » originaires ou habitants toujours le même village que JULES, à savoir « PLOZEVET (29710) »
Des prises de contact sont en cours par notre équipe avec chacun de ces possibles membres de la famille SAVINA. La mairie de PLOZEVET est également contactée par l’ASAPE 14-18 en espérant une aide de leur part directement sur place. Très rapidement l’officier d’état civil de cette commune nous communique les premières pièces, notamment l’acte de décès de Jules SAVINA. Celui-ci confirme qu’il n’était pas marié et n’a pas eu d’enfant…
C’est aussi le role de l’ASAPE 14-18 de mener à terme les enquêtes historiques… il ne s’agit pas QUE d’ouvrir et d’explorer les ouvrages souterrains de la Grande Guerre… nos missions vont au-delà et nous conduisent à faire notre possible pour retrouver et informer les familles de ceux qui ont défendu notre Patrie.
Jules SAVINA a signé sur les parois de son abri une trace de son passage… Nous nous devions de mettre en lumière son parcours ainsi que son histoire qui, 110 ans jour pour jour, refait surface de façon fortuite.
Si vous êtes de la région de PLOZEVET, n’hésitez pas à prendre contact avec l’ASAPE 14-18 afin de poursuivre et finaliser cette enquête.
Tout comme le descendant du Sapeur Mineur GEOLIER, que nous avions retrouvé en 2023,
🌐 Souvenez-vous : https://www.asape1418.fr/post/nous-retrouvons-le-descendant-d-un-sapeur-mineur-du-puits-n-7
Nous espérons une nouvelle fois, prendre contact avec la famille de cet ancien combattant afin de leur faire découvrir les traces laissées par leur ancêtre sous la surface de l’Oise durant le premier conflit mondial.
L’EQUIPE ASAPE 14-18























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