Analyse historique et technique du secteur comprenant le PUITS V et la galerie Va.
- Staff ASAPE

- 24 oct.
- 13 min de lecture
Ce champ de bataille souterrain va opposer entre Octobre 1914 et mars 1917 les puits français V et Va face aux ouvrages allemands souterrains « Lubeke Stollen » - « Kurt Stollen » - « Hindenburg Stollen » - « Schacht Stollen » et l’ouvrage « Grendiere Stollen ». Ces 2 réalisations françaises s’opposent aux 5 ouvrages allemands et sont réparties sur 2,6 hectares.
Les Allemands vont établir dans cette zone leurs galeries sur différents niveaux d’attaques compris entre -7 et -25m de profondeur.
Les Français vont, quant à eux cheminer à la profondeur constante de -12m.

Nos conclusions sont basées sur :
La découverte et les analyses des Puits V et de la galerie Va.
L’étude des fourneaux de mines du Puits V
L’étude du 10RI sur le secteur en 1918
L’analyse du système souterrain allemand « LUBEKE STOLLEN »
L’analyse du système souterrain allemand « KURT STOLLEN »
L’analyse du système souterrain allemand « HINDENBURG STOLLEN »
L’analyse du système souterrain allemand « SCHACHT STOLLEN »
L’analyse du système souterrain allemand « GRENADIERE STOLLEN »
Le règlement allemand relatif à la guerre de mines
Les JMO des compagnies de sapeurs 19/1
Les JMO des compagnies de sapeurs/Mineurs de la compagnie M7
L’Historique du 4eme Génie
L’Historique allemand du Pionnier Bataillon n°11
L’Historique allemand du Grenadier Régiment n°89
L’Historique allemand du Régiment d’Infanterie n°94
L’Historique allemand du Régiment d’Infanterie n°95
L’Historique allemand du Régiment de Füsilier n°90
Début Octobre 1914 – 26 Janvier 1915
Le front est en cours de stabilisation sur le secteur de l’Oise. Les offensives de décembre 1914 n’auront aucun effet sur le positionnement des lignes des belligérants. Elles n’auront comme résultat qu’une longue liste de morts des deux côtés, notamment lors de l’offensive française dit « du champignon » en décembre 1914.
Stratégiquement il est impossible pour les Allemands - sur cette partie du front – de céder du terrain aux Français.
Si tel était le cas, les Français auraient une vue directe sur la ville de Noyon, située à 11km de là. Cette perspective permettrait aux artilleurs français de cibler avec précision cette zone et notamment la gare.
Il est désormais avéré que les premiers souterrains allemands datent du mois d’Octobre 1914. Cette datation est confirmée par les historiques allemands, notamment ceux du GR89 et du FR90 ainsi que par des rapports d’officiers français relatant des bruits souterrains suspects durant cette période.
Le cheminement emprunté par certaines galeries allemandes, permettent d’établir leurs datations. Pour certaines, notamment « Lübeke Stollen » et « Grenadiere Stollen », leurs topographies sont quasi-identiques aux modèles des manuels allemands disponibles en début de guerre.
Compte tenu de leur développement (117m pour « Lübeke Stollen » ) et/ou de leur faible profondeur (-8m pour « Grenadiere Stollen ») elles n’ont pu être réalisées qu’entre octobre 1914 et Janvier 1915. Une période de plus 3 mois qui offre aux allemands l’opportunité de construire sous terre leur réseau, sans réaction française…
Nos analyses démontrent que durant la période Octobre 1914 – Janvier 1915 seules deux galeries sont en cours de construction ou quasi-finalisées sur le secteur étudié :

- « Lübeke Stollen » semble être le système de mines allemand le plus avancé. Seul le rameau LINK (Gauche) n’est pas encore finalisé en Janvier 1915.

- « Grenadiere Stollen » est également en cours d’achèvement avec, semble-t-il, pour objectif de neutraliser par la mine le saillant français se situant à moins de 16m devant eux.
Rien n’indique que les autres systèmes de mines allemands (« Kurt Stollen » – « Hindenburg Stollen ») faisant face également au PUITS V soient élaborés à cette date.
Une incertitude persiste sur la conception du système « Schacht Stollen » durant cette période. Si toutefois il est bien en cours de construction, il s’agit des 30 premiers mètres.
Quoi qu’il en soit, entre Octobre 1914 et fin Janvier 1915 aucun système de contre-mines français n’est conçu sur ce secteur pour contrer les travaux en cours côté allemand.
Un « puits d’écoute » va bien être réalisé - légèrement en arrière du futur PUITS V - il s’agira du PUITS R1.

Il va atteindre la profondeur de -3m50. L’ASAPE 14-18 a retrouvé son emplacement lors de sa campagne de recherches 2022-2024. Une amorce de galerie est bien visible au fond de ce puits, mais son avance n’a pas été poursuivie au-delà de quelques mètres.
27 Janvier 1915 :
Les Allemands font exploser leurs deux premières mines à quelques centaines de mètres du secteur du PUITS V. Cette double explosion se situe sous un saillant français qui menaçait directement les premières lignes allemandes.
Cette mise à feu signera le début de la guerre de mines du secteur et la mise en route des systèmes de contre-mines français, dont fera partie le PUITS V.

Dès le lendemain - le 28 Janvier - le commandement français demande un rapport sur l’activité souterraine ennemie du secteur, afin de déterminer les emplacements des futurs travaux à concevoir.
Le PUITS R1, à permis de détecter à de nombreuses reprises des bruits souterrains… Ce secteur est donc retenu pour élaborer un nouveau puits (PUITS V) dans le but de contrer les travaux Allemands. Dans le même temps – en surface – l’Infanterie abandonne ses premières lignes pour se repositionner 40 à 60m en arrière afin de s’éloigner de la menace souterraine allemande.
03 Février 1915 :

La compagnie 19/1 du 4eme Génie abandonne le PUITS R1, situé en réalité bien trop loin des lignes allemandes et amorce la construction du PUITS V. Le choix de son emplacement le situe face à un saillant allemand très dangereux, lequel est occupé en 1915 par les hommes du FR90 qui sont appuyés par le Pionnier Bataillon N°9.
A ce moment précis de l’année 1915, deux galeries de mines allemandes sont opérationnelles : « Lübeke Stollen » et « Grenadiere Stollen » se trouvent en vis-à-vis du PUITS V
10 Février 1915 :
Alors que la profondeur du PUITS V atteint -5m75, la compagnie M7 du 4ème Génie prend le relais de ces travaux.
23 février 1915 :

Le puits atteint les -11m30 de profondeur, il est décidé d’entrée en demi galerie au fond de celui-ci. La galerie française va prendre la direction du saillant allemand se situant face à eux. Toutefois, il est recommandé de ne pas trop faire avancer la galerie française sous le no man’s land pour éviter de se lancer dans une guerre de mines active avec les Allemands. Des écoutes sont effectuées au fond de ce puits par des équipes du génie, et il est noté des bruits d’explosions provenant de divers chantiers souterrains allemands. Les sapeurs-mineurs se mettent au travail avec un rythme de presque 2 mètres de creusement par jour!
C’est lors de cette phase de cheminement vers l’avant que les Allemands vont détecter le travail français provenant du PUITS V.
En réaction à ces travaux français, les Allemands ouvrent une nouvelle galerie : « Kürt Stollen », qui fait quasiment face à la galerie principale du PUITS V.
Le cheminement ainsi que la profondeur du « Kürt Stollen » s’adaptent à l’avancée des travaux français. C’est ainsi qu’a -11m de profondeur, les Allemands inscrivent sur la paroi de la galerie principale « ORT » de Kürt Stollen, une trace rupestre qui précise que le bruit provoqué par les travaux français émane, à cet endroit précis, « du même plan ». Cela sous-entend que les Français avancent à -11m. Les allemands ont parfaitement raison, la galerie française du PUITS V est bien à une profondeur comprise entre 11m30 et 12m.
Le système « Grenadiere Stollen » est quant à lui abandonné, il se trouve trop loin des lignes françaises désormais avec le recul des lignes de février 1915.
09 Mai 1915 :
La galerie principale du PUITS V fait désormais 38m de long. Il est décidé d’ouvrir deux rameaux. Le premier partant sur la droite, le second vers la gauche.
La galerie allemande « Kürt Stollen » est idéalement située pour neutraliser le rameau de gauche, toutefois rien ne peut être fait pour contrer le nouveau cheminement français qui file également vers la droite…

C’est donc à ce moment précis que les Allemands décident d’approfondir la galerie « Schacht Stollen » située sur le flanc droit du PUITS V, dans l’objectif d’intercepter l’avance française provenant de ce rameau de droite.
Une quinzaine de jours plus tard, les Français détectent bien des bruits de travaux provenant du système « Schacht Stollen ». Les sapeurs-mineurs français constatent à l’aide d’écoutes souterraines le travail de « 2 piocheurs, 1 pelleteur et le roulement de brouettes et de chariots ». Toutefois, en croisant les écoutes entre le sous-sol (depuis la galerie du PUITS V) et la surface (dans un petit poste), les Français concluent que le chantier allemand est encore bien éloigné.
Juillet 1915 :
Cette fois ci - dans le rameau de gauche - les Français détectent le 02 Juillet des bruits provenant de l’avant. Il s’agit de la construction de la galerie allemande « Kürt Stollen ».
Ordre est donné de stopper l’avance française dans ce rameau après 20m de cheminement.
De l’autre côté dans le rameau de droite la situation n’est guère meilleure… Les sapeurs-mineurs signalent des bruits suspects, qui semblent se rapprocher, ils ont déjà été signalés quelques mois plus tôt (Mai 1915). Il est décidé d’ouvrir un petit rameau le 12 juillet 1915 dans la direction de ces bruits détectés.

Début Aout 1915 :
Dans le rameau de gauche : plus aucun bruit venant de l’avant et lié aux travaux souterrains allemands du « Kürt Stollen » ne semble détecté par les écouteurs français. Du moins, nous n’en trouvons aucune trace dans les rapports d’époque à notre disposition.
A la fin Aout 1915, il est donc préconisé de rester sur la défensive dans le réseau du PUITS V et d’entamer désormais des galeries transversales partant des rameaux de droite et de gauche.


Ces galeries transversales ne prendront pas la direction des lignes allemandes, mais vont cheminer de façon parallèle à la première ligne française afin de contrer toutes tentatives allemandes d’incursions par le sous-sol. Il s’agit d’un système purement défensif dans le cadre d’une contre-mine.
16 Aout 1915 :
Dans le rameau de droite : Les bruits se rapprochent toujours dangereusement du chantier français. Ordre est donné de concevoir rapidement une chambre d’explosion et d’y entasser 500kg de cheddite en date du 16 Aout 1915. Nos recherches sur ce réseau, nous amènent à conclure que l’explosion de cette charge est déclenchée entre le 16 Aout 1915 et le 30 Aout 1915.

Septembre 1915 :
La construction de la galerie transversale partant vers la droite débute.
Elle a pour objectif – à ce stade – de relier le réseau souterrain du PUITS V au réseau du PUITS Ter, située à 128m plus à l’Est. Cependant, ces travaux souterrains français ont pour conséquences la reprise du travail allemand, cette fois-ci à partir du système « Schacht Stollen ». Ce système allemand est le mieux placé pour intervenir sur la progression française.

A cette date la construction de la galerie transversale partant vers la gauche n’est quant à elle pas encore amorcée. Les sapeurs-mineurs français préfèrent poursuivre le cheminement du rameau de gauche sur 10 à 20m supplémentaire durant cette période.
30 Septembre 1915 – 15 Octobre 1915 :

Dans le rameau de gauche : Des bruits ennemis sont de nouveau détectés dans la même direction que précédemment. Il s’agit des travaux allemands provenant des aménagements de la galerie « Kürt Stollen ».
Ordre est tout de suite donné de créer une chambre d’explosion pouvant contenir 800kg de poudre noire. Ce chargement est réalisé le 30 Septembre 1915.
L’analyse de cette structure nous amène également à conclure que cette mine doit être déclenchée entre cette date et le 15 Octobre 1915.
Après cette explosion, tous les travaux français sont stoppés dans le réseau du PUITS V.
Du côté des galeries allemandes :
Les travaux du « Kürt Stollen » sont finalisés. Il est procédé au chargement d’explosifs dans celle-ci à la profondeur de -17m20.

Les travaux dans la galerie « Schacht Stollen » sont stoppés également. La profondeur atteinte est alors de -24m59.
La galerie « Grendiere Stollen », est peu profonde, elle est à -8m. Elle ne peut servir qu’aux écoutes souterraines.
Enfin, la galerie « Lübeke Stollen » après avoir adapté et approfondi sa galerie LINK à -15m50, est opérationnelle et en attente d’un chargement d’explosifs.
Novembre 1915 – Décembre 1915 :

Début Novembre 1915, les travaux de la transversale gauche débutent et sont finalisés quelques semaines plus tard après avoir cheminé sur 12m.
Les travaux de la galerie transversale droite sont à l’arrêt. Il n’est plus question de rejoindre le réseau du PUITS Vter qui est partiellement détruit à la suite de nombreuses explosions de mines françaises et allemandes.
En cette fin d’année, les Allemands sont sur la défensive.
Ils ouvrent une nouvelle galerie de mine - en retrait de la première ligne – avec pour objectif de concevoir une galerie enveloppe, il s’agira de la galerie « Hindenburg Stollen ». Sa vocation sera donc 100% défensive.
23 Décembre 1915 - Janvier 1916 :
Les Allemands déclenchent leur dernière mine de cette guerre souterraine au niveau du Champignon de Puisaleine. Cette mine causera la mort de 3 sapeurs-mineurs (Le sergent MOURDON, les sapeurs-mineurs BALLAZ et CHAUMONT et d’un homme du 265èmeRI : le soldat FORTINEAU)

Les travaux reprennent côté Français dans la galerie enveloppe de droite. Néanmoins, il n’est plus question de rejoindre le réseau du PUITS Vter.
En effet celui-ci est constamment bombardé par les Allemands et la lutte souterraine est toujours en cours entre sapeurs-mineurs et Pionniers sur cette zone.
De ce fait, le 06 Janvier 1916 il est décidé d’ouvrir une nouvelle galerie de mine portant le nom : « Galerie Va ». Il est d’ores et déjà convenu que le réseau de ce nouveau système de mines sera rattaché au réseau du PUITS V via une galerie transversale.
Toutefois, ces nouveaux travaux de mines français, mettent en alerte les Pionniers allemands. En effet, la galerie Va sur ses 16 premiers mètres prend la direction du flanc de la galerie « Schacht Stollen »
Février 1916 – Avril 1916 :
Le service des écouteurs allemands constate que le nouvel ouvrage français (Galerie Va) est actuellement à -6m de profondeur et (qu’à terme), il pourrait se « glisser » en dessous de la galerie « Schacht Stollen » si l’axe de progression ainsi que la pente descendante reste identique…

L’ouvrage allemand étant peu profond (-11m30), cela oblige les Allemands à une réaction rapide : Ils élaborent donc un puits, et cela directement dans le cheminement de la galerie « Schacht Stollen ». Le choix du lieu d’implantation de ce puits va coïncider avec l’endroit supposé ou les Français pourrait se glisser en dessous.
Cette technique de creuser un puits directement dans la galerie « Schacht Stollen », va permettre aux Allemands d’atteindre rapidement la profondeur de -15m et ainsi de se mettre en sécurité contre le nouvel ouvrage français.
Quelques semaines plus tard, les nouvelles écoutes allemandes identifient que la galerie française « Va », ne va plus de l’avant, mais glisse sur le côté…
La conclusion est simple : Les Français élaborent un système défensif en construisant une galerie enveloppe depuis leur nouvel ouvrage.
La galerie Va ouverte quelques mois plus tôt, ne représente donc plus aucun danger pour les Allemands…
Les travaux dans « Schacht Stollen » et notamment la construction du puits, sont donc stoppés.
Mai 1916 :
Durant la première quinzaine de Mai, les bruits liés à la construction de la nouvelle galerie allemande « Hindenburg Stollen » débutée à la fin 1915, sont localisés et identifiés par les Français.
Ils concluent assez rapidement que ces derniers élaborent une galerie enveloppe - en avant de leur première ligne -. La direction prise par l’ouvrage allemand ne menaçant aucune galerie française, les Français ne cherchent pas à intervenir.
A la mi-Mai 1916 : Plus aucun bruit de travaux souterrains allemands n’est détectable dans le secteur.

Cet arrêt brutal des travaux peut s’expliquer par le départ du régiment allemand IR94 et ses pionniers du bataillon N°11.
Nous supposons qu’au départ de ce régiment, tous les travaux de mines allemands sont abandonnés dans le secteur.
Les derniers travaux de mines en cours (ceux de la galerie « Hindenburg Stollen ») n’échappent pas à la règle : ils sont stoppés aux départ du Régiment IR94.
Juin 1916 :
Les travaux de jonction entre le réseau du PUITS V et le réseau de la GALERIE Va sont terminés. L’équipe de sapeurs provenant du réseau Va arrive au point de jonction le 25 Juin 1916. L’autre équipe, celle provenant du réseau V, arrive quand a-t-elle au point de rencontre - un jour plus tard - le 26 Juin 1916. Désormais, cette galerie enveloppe reliant ces deux réseaux (PUITS V – GALERIE Va) présente un cheminement de plus de 51m.

Aout 1916 :

Le secteur ne révèle plus d’activités souterraines ennemies. La compagnie de sapeurs-mineurs français M7, réduit donc son effectif sur cette zone en ne laissant que 3 Officiers et 30 hommes…
C’est ce personnel réduit et très spécialisé qui va devoir effectuer les écoutes journalières dans les différents ouvrages de mines du secteur afin de s’assurer que l’ennemi reste également sur la défensive.
Avant cette date, chaque galerie avait sa propre équipe d’écouteurs et son propre officier.
Mais à compter d’Aout 1916, les binômes d’écouteurs vont se voir attribuer plusieurs services d’écoutes dans plusieurs galeries de mines le même jour.
C’est pour cette raison que nous retrouvons des traces rupestres du binôme « GEOLIER-CATROUX » de la compagnie M7 du 4ièm Génie dans le réseau du PUITS V, mais également dans le réseau du PUITS VII entre Aout 1916 et le mois de Mars 1917.
Aout 1916 – Mars 1917 :
Plus aucun travail n’est entrepris par les belligérants. Les écoutes souterraines se poursuivent côté français. Nous en retrouvons les traces sur les murs des galeries jusqu’au 06 Mars 1917. Ces écoutes révèlent toujours des bruits provenant des galeries mais ce sont des sapeurs allemands qui cheminent dans les galeries. Aucun chantier n’est signalé. Côté allemand, nous ne découvrons aucune trace « 1917 » dans les galeries de mines. Certains rapports allemands ainsi que les constatations terrain, notamment concernant le câblage dans les galeries allemandes, laissent supposer que les écoutes sont automatisées durant cette période.
16-17 Mars 1917 :
Les allemands abandonnent leurs positions pour leur retrait stratégique sur la ligne Hindenburg. Les français pénètrent dans leur première ligne et découvrent l’étendue du réseau souterrain allemand…
Aucun rapport n’est disponible dans les archives, bien qu’une inspection minutieuse à dû être faite, notamment par le service du Génie des ouvrages allemands.
Aout 1918 :
L’offensive du printemps 1918 ramène les Allemands quasiment dans leurs positions abandonnées 1 an auparavant.
L’infanterie française, notamment le 10RI est alors en position dans le secteur du PUITS V et de la Galerie Va
Certains de ces hommes, lors de leur repos, vont descendre dans cet ouvrage afin de visiter la galerie. Ils laisseront plusieurs traces rupestres de leur visite notamment le 04 Aout 1918.

1919 – 1920 :
Tout le secteur est déclaré « zone rouge ». Le PUITS V se trouvant dans une zone boisée, il va être partiellement rebouché.
La galerie Va sera quand a-t-elle totalement rebouchée depuis la surface.





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