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Analyse de la galerie de mine G23

La contre-offensive française de septembre 1914 a permis un recul significatif des troupes allemandes jusqu’à la stabilisation du front au nord-est du département de l’Oise.

A partir du 15 septembre, les Allemands ne veulent plus céder aucun mètre de terrain aux Français, les tentatives d’assauts français d’octobre à décembre 1914 se traduisant pour la plupart par une succession de bains de sang.

Cet acharnement des troupes françaises s’explique par la volonté de l’Etat-Major de s’emparer de points hauts et de positions stratégiques. Alors que l’armée allemande commence à se réorganiser, les obstacles de plus en plus nombreux rencontrés sur le champ de bataille par les Français (𝑐𝑜̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥, 𝑡𝑎𝑙𝑢𝑠, 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑎𝑖𝑛, 𝑐𝑎𝑟𝑟𝑖𝑒̀𝑟𝑒𝑠, 𝑟𝑎𝑣𝑖𝑛𝑠, 𝑟𝑖𝑣𝑖𝑒̀𝑟𝑒𝑠, 𝑧𝑜𝑛𝑒𝑠 𝑏𝑜𝑖𝑠𝑒́𝑒𝑠, 𝑒𝑡𝑐.) rendent souvent inopérantes leurs offensives.

Dans ce contexte, de nouvelles pertes de territoire auraient offert aux Français, une vue directe sur la ville de Noyon, ville stratégique qui joue un rôle primordial dans l'acheminent logistique allemand.


Dès lors, le front se fige dans une guerre de position, les Allemands édifiant leurs premières lignes de défense fin Septembre 1914, les Français tergiversant pendant de nombreuses semaines, attendant les ordres d’assauts.

S’engage ensuite une guerre souterraine, dite « guerre de mines », initiée par les Allemands, qui sévira sur ce secteur de fin Janvier 1915 à la mi-Juin 1916. Au total ce n’est pas moins de 44 explosions qui seront déclenchées par les deux camps sur une ligne de front d’à peine 1450m.

Modélisation en 3dimentions du réseau souterrain G23

Après avoir obtenu les autorisations nécessaires, l’ASAPE a pu lancer un vaste projet dès 2021, révélant déjà un réseau intense de galeries allemandes et françaises.

Tout l’enjeu de cette étude est de découvrir l’historique de ces galeries.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗴𝗮𝗹𝗲𝗿𝗶𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗼𝗳𝗳𝗲𝗻𝘀𝗶𝘃𝗲𝘀, 𝗹𝗲𝘀𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗻𝘀𝗶𝘃𝗲𝘀 ? 𝗟𝗲𝘀 𝗔𝗹𝗹𝗲𝗺𝗮𝗻𝗱𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝗽𝗮𝗿𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁-𝘁-𝗶𝗹𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝘁𝘁𝗮𝗾𝘂𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗺𝗮𝗷𝗲𝘂𝗿𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 ? 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗺𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗼𝗻𝘁 𝗲́𝘁𝗲́ 𝗺𝗶𝘀𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗳𝗲𝘂 𝗲𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗱’𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀…

Ces réponses ne pourront être apportées qu’après l’analyse précise de chacune des galeries identifiées sur le secteur. La modélisation en 3 dimensions de ce champ de bataille souterrain est en cours de réalisation ; c’est un travail de longue haleine qui a débuté en 2021 et qui se poursuivra durant les 9 prochaines années ! D’ores et déjà, nous pouvons dire que l’ampleur de la guerre de mines sur cette petite partie du front de l’Oise a été largement sous-estimée.


Sur une portion de 100 mètres - en exploration actuellement - se situent deux galeries de mine allemandes éloignées l'une de l'autre d’un peu plus de 90 mètres à savoir, d’une part, la 𝐆.𝟐𝟒 « 𝐖𝐚𝐥𝐝 𝐄𝐜𝐤 », découverte et analysée par l'ASAPE en août 2021 https://www.asape1418.fr/post/découverte-d-une-galerie-de-mine-allemande

et, d’autre part, sa voisine la 𝐆.𝟐𝟑 « 𝐕𝐞𝐫𝐛𝐫𝐞𝐜𝐡𝐞𝐫 𝐊𝐞𝐥𝐥𝐞𝐫 ».


Cette dernière, bien plus modeste dans sa configuration que la précédente, révèle aujourd'hui grâce à des relevés topographiques inédits une partie de ses secrets ; ces données sont d'une précision encore jamais atteinte, avec une marge d'erreur inférieure à 10 cm. Les reports en surface de ces relevés permettent désormais d’apprécier pleinement les objectifs souterrains des pionniers allemands.

107 ans après la construction de la galerie G23 et ne disposant que d’archives allemandes très lacunaires, il reste difficile d’entrevoir dans les vestiges actuels les objectifs des deux camps dans cette guerre souterraine.

Les traces rupestres bien conservées et encore visibles dans cette galerie, datées des années 1914 et 1915, permettent tout de même de débuter l’enquête. Certaines sont régimentées du Gr 89 (𝐺𝑟𝑜ßℎ𝑒𝑟𝑧𝑜𝑔𝑙𝑖𝑐ℎ 𝑀𝑒𝑐𝑘𝑙𝑒𝑛𝑏𝑢𝑟𝑔𝑖𝑠𝑐ℎ𝑒 𝐺𝑟𝑒𝑛𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟-𝑅𝑒𝑔𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑁𝑟.89) et du Pb.9 (𝑆𝑐ℎ𝑙𝑒𝑠𝑤𝑖𝑔-𝐻𝑜𝑙𝑠𝑡𝑒𝑖𝑛𝑖𝑠𝑐ℎ𝑒𝑠 𝑃𝑖𝑜𝑛𝑖𝑒𝑟-𝐵𝑎𝑡𝑎𝑖𝑙𝑙𝑜𝑛 𝑁𝑟.9).


Ainsi, est-il possible de dater la galerie principale en fonction du cantonnement sur le secteur de ces régiments allemands, soit entre le 28 Septembre 1914 et le 13 octobre 1915.

Des recherches de l’ASAPE ont permis de retrouver le parcours de deux soldats ayant laissé leurs noms et prénoms dans cette galerie G23 :



𝗣𝗮𝘂𝗹 𝗝𝗢𝗛𝗔𝗡𝗡𝗦 – Il était grenadier à la 6ème kompanie du bataillon N°II du Gr 89. Originaire de la ville de WAREN située dans la province du Land de Mecklembourg-Poméranie, il a survécu à la Grande Guerre, malgré de graves blessures fin juillet 1916 lors de son cantonnement dans la Somme.



𝗢𝘁𝘁𝗼 𝗦𝗧𝗨𝗗𝗜𝗘𝗥 – Grenadier au bataillon N°II du Gr 89,il était originaire de la ville de FRIEDLAND située dans la province du Land de Mecklembourg-Poméranie ; il est déclaré « capturé » en mars 1917. Son nom n’apparaissant pas dans les registres des tombes des nécropoles allemandes, nous supposons qu’il a également survécu à la Grande Guerre.

La galerie G23 a la particularité, dès son entrée, d'avoir un fronton avec une dénomination donnée par les Allemands eux-mêmes : « Verbrecher Keller » ; il est possible de la traduire par « 𝐶𝑎𝑣𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑒́𝑙𝑖𝑛𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡𝑠 » ou « 𝐶𝑎𝑣𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑟𝑖𝑚𝑖𝑛𝑒𝑙𝑠 ». Il ne s’agit pas du nom de cette galerie mine mais plutôt d’une référence à un établissement mal fréquenté de la ville d’Hambourg. Pour en savoir plus nous vous invitons à lire notre article du 07 Octobre dernier sur Facebook ou en lecture à cette adresse :

https://www.asape1418.fr/post/hambourg-et-sa-cave-des-délinquants


L'inclinaison moyenne des premiers mètres de la galerie principale reste semblable à la majorité des galeries allemandes du secteur : environ 45% ; pour comparaison, la pente des escaliers de cave d’aujourd’hui est comprise entre 35 et 45%.

C’est la stratégie adoptée par les forces allemandes sur le secteur : plonger directement en galerie à 45 %, le plus profond possible à partir de la première ligne dans la couche calcaire ; dans plusieurs ouvrages, les Allemands vont creuser jusqu’à la couche de sable enfouie entre 25 et 30 mètres.

Galerie descendante de la galerie G23 + Fronton VerbrecherKeller

Entrée d'une galerie de mine voisine de G23 en 1915

A la différence des sapeurs français qui, eux, réaliseront la grande majorité de leurs travaux en « puits de mines », atteignant ainsi la profondeur désirée (𝑒𝑛 𝑔𝑒́𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑙 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 7 𝑒𝑡 15 𝑚𝑒̀𝑡𝑟𝑒𝑠) à partir d’un puits pour, enfin, partir à l’horizontale en galerie.


G23 offre au total un développement souterrain de 92 mètres de galeries creusées dans le calcaire de l'Oise.


𝐋𝐞 𝐬𝐜𝐡𝐞́𝐦𝐚 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐜𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭 :

1️⃣ Une galerie principale, appelée par les Allemands « 𝐇𝐚𝐮𝐩𝐭𝐒𝐭𝐨𝐥𝐥𝐞𝐧 », longue de 33m avec à son extrémité une chambre d'explosion appelée « 𝐒𝐩𝐫𝐞𝐧𝐠𝐊𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧 », d'un volume de 7,63m3 ; elle peut donc accueillir environ 3600 kg d'explosifs. La profondeur atteinte pour cette chambre diffère tout de même de ses voisines : elle n'est qu’à 12,34 mètres. En comparaison, la chambre voisine de G24 atteint une profondeur de 27 mètres.


Un peu en amont, une intersection à 10,40 mètres de profondeur donne naissance à deux rameaux, l’un à droite, l’autre à gauche.


2️⃣ Le rameau de droite s’étend sur 12 mètres puis tourne à l’équerre. Les relevés indiquent qu'il est situé sensiblement à la même profondeur que la chambre d'explosion (-11,15 mètres). D’après le positionnement dans l'espace et après lecture des manuels de pionniers de l’époque, nous avançons l’hypothèse d’une construction d’un poste d’écoute "𝐇𝐨𝐫𝐬𝐡𝐬𝐭𝐨𝐥𝐥𝐞𝐧" - pièce dédiée à l’écoute des bruits souterrains adverses- .

Les consignes allemandes préconisent bien que ces écoutes doivent être réalisées à une distance de 25 mètres l’une de l’autre ; la topographie confirme que les rameaux de gauche et de droite se trouvent, en leur extrémité, distants de 24,50 mètres. Ainsi, l’objectif premier de ces travaux était l’élaboration de deux postes d’écoute, l’un à droite, l’autre à gauche.


3️⃣ Le rameau de gauche, quant à lui, est bien plus parlant dans l'analyse déduite des relevés topographiques. La construction du poste d’écoute est stoppée net. Les parois laissent apparaître des encoches dans les murs pour placer des madriers en bois ; il s'agit de masques destinés à bloquer les sacs de bourrage. Les objectifs de ce bourrage de sacs visent à contenir le souffle de l’explosion et à préserver l'intégrité de la galerie en amont.


Modélisation 3Dimentions (Asape1418 / Drone Reco)


En croisant les données allemandes et françaises, nous identifions le danger décelé par les allemands : il provient des sapeurs français de la compagnie 19/1 du 4ème Génie, situés à une centaine de mètres devant eux…


Aux alentours du 03 février 1915, les Français prennent enfin la décision de contrer les Allemands, en entreprenant leurs tout premiers travaux de mines sur le secteur ; cependant, la distance qui les sépare encore des Allemands (environ 80 mètres) rend impossible toute détection des bruits de pioches français à cette distance ; certains rapports français indiquent que ces bruits souterrains peuvent être perceptibles, ici dans cette strate rocheuse, à 40 mètres de distance...

Les Allemands, actifs sous terre depuis plusieurs mois, sont donc particulièrement attentifs aux bruits souterrains ennemis. Rappelons que jusqu’à fin janvier 1915, ils sont seuls à creuser sur le secteur et qu’en de nombreux endroits, ils se sont déjà glissés sous les pieds des soldats français.

La galerie voisine G24, par exemple, se trouve déjà à -27 mètres, (Via une galerie d'attaque profonde - "𝐀𝐧𝐠𝐫𝐢𝐟𝐟𝐒𝐭𝐨𝐥𝐥𝐞𝐧" et quasiment sous les premières lignes françaises, sans même que les Français n’aient débuté le moindre travail souterrain. Nous avançons donc l’hypothèse que ce soit un poste d’écoute situé dans G24 qui détecta en premier les bruits souterrains des Français.


Le temps, pour les pionniers allemands, de calculer la distance et la profondeur des travaux français, l’ordre est donné de stopper la descente de la galerie principale et d’amorcer la construction d’une galerie de protection en prolongement du poste d’écoute abandonné du rameau de gauche.


Nous datons la construction de cette galerie de protection allemande à la fin Avril 1915. Les français entendent nettement des séries d’explosions souterraines dans le secteur de construction de cette galerie.

Une chambre d'explosion est également construite là où s’est arrêtée la galerie principale ; c’est la raison de la présence de cette « chambre » se trouvant à si faible profondeur (12,34 mètres). De toute évidence, en comparaison avec les ouvrages allemands voisins, la galerie de G23 aurait dû descendre bien plus bas que 12,34 mètres et son avance aurait dû se prolonger bien au-delà de 33 mètres via une galerie d'attaque profonde "𝐀𝐧𝐠𝐫𝐢𝐟𝐟𝐒𝐭𝐨𝐥𝐥𝐞𝐧".


Réseau de G23 (la galerie principale, les postes d'écoutes, la chambre d'explosion)

La galerie française, alors en cours de construction, est estimée à une profondeur de 9 mètres par les pionniers allemands ; la direction prise indique que les Français cherchent à se faufiler entre les ouvrages souterrains G23 et G24.

La réponse allemande est l’élaboration, à la hâte et par des moyens explosifs, d’une grande galerie enveloppe de qui vient littéralement couper à la perpendiculaire la route établie par les travaux de mine français ; la profondeur choisie par les pionniers allemands n’est donc pas une anodine.


Stratégiquement, ils vont se placer à -12 mètres, soit 3 mètres en dessous des travaux français, afin d’avoir l’avantage en cas d’attaque.


La structure de cette galerie enveloppe, creusée à l’explosif et non équarrie, traduit bien l’empressement allemand à couper court aux ambitions souterraines françaises du secteur.

Une fois les données topographiques traitées et replacées sur une carte, nous constatons que cette galerie change d’orientation sur ses 10 derniers mètres ; ce changement de direction est quasiment imperceptible quand nous sommes dans l’ouvrage. Mais les relevés GPS démontrent pourtant une nette volonté des pionniers allemands à atteindre un point souterrain bien précis.

Sur cette dernière portion de 7 mètres, la hauteur sous plafond s’élève, passant de 1,70 mètres à plus de 2,20 mètres ; nous notons également un soin particulier à maintenir le sol à une profondeur constante de 12 mètres.


Les traces rupestres de la galerie G23


Notre expérience du terrain et des travaux de mine allemands du secteur semble indiquer que les Allemands s’apprêtent, ici même, à rencontrer une autre de leurs galeries. La prise de hauteur et le changement de direction sont sûrement les signes des dernières rectifications d’orientation réalisées par les géomètres allemands afin d’atteindre en « face à face » l’autre travail souterrain.


L’objectif allemand, après avoir coupé la route souterraine des travaux français, aurait donc été de faire la jonction avec une autre de leur galerie, afin de dresser devant leur première ligne une véritable muraille souterraine à 12 mètres de profondeur.


⚠️ 𝐋𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭𝐞 : Une galerie de mine allemande est encore enfouie à ce jour entre G23 et G24. L’étude des données LIDAR du secteur ainsi que le passage d’un drone réalisant de l’orthophotographie révèlent, entres autres, des rejets de craie abondants en arrière de la première ligne allemande ; ils sont issus de travaux inconnus et non répertoriés se trouvant justement entre G23 et G24.

Si cette théorie est exacte, les bruit d’explosions souterraines entendus par les français aux alentours du 27 Avril 1915 peuvent également venir de cette galerie encore inconnue…

Tracé de la galerie G23


Notons que les Français, sur leur secteur, vont stocker la grande majorité de leurs remblais sous terre à l’intérieur de leurs ouvrages, dans des sacs en toile de jute, rendant indétectables en surface leurs travaux.

En comparaison, les Allemands vont acheminer leurs rejets d’extraction en arrière de leur première ligne, les rendant en conséquence visibles par les sentinelles françaises, par l’aviation d’autrefois et par le LIDAR d’aujourd’hui ; une de nos photos montre d’ailleurs les rejets de craie issus du travail des pionniers dans G23.


Bien que l’histoire de G23 soit désormais établie, l’analyse de l’ASAPE émet l’hypothèse - plus que probable - qu’elle défendait le secteur conjointement avec une galerie de mine voisine, encore à ce jour inconnue.

Le rapport de force serait alors de 3 galeries de mine allemandes contre une seule côté français ; ce ratio, nettement en faveur des Allemands, se retrouve en de nombreux points de la zone d’étude de l’ASAPE 14-18.

L’ÉQUIPE 𝐀𝐒𝐀𝐏𝐄 𝟏𝟒-𝟏𝟖 & 𝗗𝗥𝗢𝗡𝗘 𝗥𝗘𝗖𝗢

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